Francais

C’est l’histoire des premières vagues d’immigration italienne en Suisse, à une époque où la menace de « l’initiative Schwarzenbach » planait sur les gens et où les écriteaux annonçant « chiens et Italiens interdits » étaient tolérés. Mais c’est aussi l’histoire de l’incroyable réussite d’une chanteuse devenue l’amie de ceux qui ont dû quitter leur pays. Le tube qui a fait connaître Gigliola Cinquetti à San Remo, Non ho l’età(littéralement: je n’ai pas l’âge) a rencontré du jour au lendemain un succès populaire auprès de millions de personnes. En apparence innocente, cette chanson sur les amours adolescents s’est mue en un hymne secret pour la première génération d’Italiens ayant quitté leur pays pour la Suisse, transfigurant tout un pays grâce à de simples accords aujourd’hui éternels. Carmela, don Gregorio, Gabriella et Lorella sont de ces Italiens qui, en tentant de s’installer dans un pays qui ne les accueillait pas à bras ouvert, ont été émus par la chanson. Le film d’Olmo Cerri se remémore avec une profonde affection une période difficile qui a su pourtant générer de la solidarité.

Giona A. Nazzaro (testo: visionsdureel.ch)

Réalisation: Olmo Cerri
Scénario: Olmo Cerri, Simona Casonato
Caméra: Giacomo Jaeggli
Son et sonorisation: Adriano Schrade
Musique originale: Victor Hugo Fumagalli
Avec: Carmela Schipani e Pantaleone Macrina, Maria e Gabriella Brasson, Lorella Previero, Don Gregorio Montillo

Production: Amka Films
Co-production: RSI Radiotelevisione svizzera, Associazione REC, Tempesta (Italie)

Avec le soutien de OFC (Office Fédéral de la Culture), SSA (Société Suisse des Auteurs), SSR-SRG -Succès Passage Antenne, Teleproduktions-Fonds, République et Canton du Tessin, FilmPlus de la Suisse Italienne, FOCAL Mentoring for DOCS, Syndicat Unia, Ticino and Moesa region, ATIS History Teachers association, Dschoint Ventschr, Warner Music Italy, Sugar Music SA Switzerland

SYNOPSIS

Non ho l’età – le refrain qui a ému une génération d’émigrants

Carmela, père Gregorio, Gabriella et Lorella ne se connaissent pas pourtant ils ont beaucoup de choses en commun.
Au milieu des années ’60, lorsque la vague migratoire était à son comble, ils sont arrivés en Suisse, seuls ou avec leurs familles, et y ont vécu plus ou moins longtemps. Ils y ont vécu les difficiles années Schwarzenbach en écoutant Gigliola Cinquetti, la très jeune chanteuse de Vérone que la victoire au Festival de San Remo 1964 avec la chanson Non ho l’età (per amarti) (Je n’ai pas l’âge – de t’aimer), avait rendu célèbre.

Par son air rassurant, Gigliola toucha leurs cœurs et celui de milliers d’émigrants dans le monde entier. Elle était le drapeau de l’Italie qu’ils avaient laissé derrière eux, objet de vénération au point d’être submergée par des dizaines de milliers de lettres.
Parmi elles, quatre sont arrivées intactes jusqu’à nos jours. Elles parlent de Carmela, de père Gregorio, de Gabriella et de Lorella et de leur aventure d'”émigrants”. La protagoniste, Carmela, a suivi ses parents en Suisse où elle a vécu en clandestinité pendant des années et où, avec patience et ténacité, elle a construit les bases de sa famille et de sa profession. Père Gregorio, jeune séminariste calabrais à Coire et animateur dans les “baraques”, est reparti dans sa Calabre natale après vingt ans au service des paroissiens Zurichois; il prend soin maintenant de sa communauté et des émigrants d’aujourd’hui. Gabriella, née en Suisse de parents vénitiens, a suivi maman et papa lorsqu’ils tentèrent vainement de refaire leur vie en Italie. Enfin, Lorella et ses parents ont cherché refuge au Tessin et se sont usés de travail sans jamais atteindre le bien-être tant souhaité.

Quatre histoires très différentes qui se croisent sur les notes de l’une des chansons les plus en vogue de l’époque. Quatre histoires différentes qui parlent d’espoirs, de rêves, de solidarité mais aussi (et surtout) de fermeture, de xénophobie, de clandestinité et d’exploitation. Quatre histoires d’actualité aujourd’hui plus que jamais.

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